Le diagnostic de la brachycéphalie est clinique, c’est-à-dire qu’il repose sur l’observation attentive de la tête du bébé par un professionnel de santé. Comme l’indique la Fiche Mémo de la HAS (Haute Autorité de Santé), il n’est généralement pas nécessaire de recourir à des examens d’imagerie.

La surveillance de la forme du crâne du nourrisson doit être systématique, dès la naissance et lors des consultations des premiers mois de vie, en particulier jusqu’à 6 mois, période pendant laquelle le crâne est le plus malléable et les déformations les plus susceptibles de se développer ou de s’aggraver.

Quels signes doivent alerter ?

La brachycéphalie se reconnaît par un aplatissement symétrique de l’arrière du crâne, ce qui donne à la tête une forme plus large que longue. Lorsque l’on regarde le crâne de dessus, il paraît plus large que long, avec un bombement frontal parfois marqué. Contrairement à la plagiocéphalie, les oreilles restent généralement bien alignées et le visage conserve une symétrie. Ces éléments sont précisés dans le rapport d’élaboration des recommandations HAS.

Brachycéphalie ou plagiocéphalie : comment faire la différence ?

Il peut être difficile pour les parents de faire la distinction entre les différentes formes de déformation crânienne. Pour aider à la distinction, les professionnels de santé se basent sur des repères précis, comme le montre ce tableau comparatif :

CritèreBrachycéphalie (aplatissement symétrique)Plagiocéphalie (aplatissement asymétrique)
Zone d’aplatissementL’arrière de la tête, des deux côtésUn seul côté de l’arrière du crâne
Alignement des oreillesCorrect, oreilles en ligneUne oreille peut être avancée par rapport à l’autre
Forme du crâne vue de hautRond et largeParallélogramme
Bombement frontalPrésent, symétriquePrésent, d’un seul côté
VisageGénéralement symétriqueAsymétrie possible (pommettes, mâchoire)

Et la craniosynostose dans tout ça ?

Même si elle est souvent bénigne, une brachycéphalie doit être différenciée d’autres pathologies rares, comme la craniosynostose. Cette condition où les os du crâne se soudent trop tôt nécessite une prise en charge chirurgicale. Le rapport d’élaboration de la HAS indique que, dans le cas d’une brachycéphalie positionnelle, le professionnel de santé peut généralement écarter le diagnostic de craniosynostose sans imagerie. Toutefois, comme le précise la Fiche Mémo de la HAS, si un doute persiste, un scanner ou une échographie peut être demandé par un spécialiste.

Et le rôle du torticolis ?

Même si la brachycéphalie est moins souvent associée à un torticolis que la plagiocéphalie, il est toujours essentiel d’évaluer la mobilité du cou. Un bébé qui a tendance à garder la tête dans une position fixe peut aggraver ou entretenir une déformation. L’observation des mouvements spontanés, les tests de poursuite visuelle et la palpation du cou permettent de repérer d’éventuelles tensions musculaires ou limitations.

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