Une surveillance dès la naissance

Dès les premières semaines de vie, il est essentiel de surveiller la forme du crâne de votre bébé. Comme le préconise la fiche mémo de la Haute Autorité de Santé (HAS), les déformations positionnelles comme la brachycéphalie doivent faire l’objet d’un suivi attentif lors des examens médicaux systématiques du nourrisson jusqu’à l’âge de 1 an.

Ces consultations permettent de repérer précocement les signes de brachycéphalie : un aplatissement symétrique de l’arrière du crâne, un élargissement de la tête et parfois une élévation du sommet du crâne. À ce stade, des conseils simples de repositionnement peuvent suffire à corriger la forme du crâne, à condition d’être mis en œuvre rapidement.

Consultez sans attendre si…

Il est recommandé de consulter un professionnel de santé dès les premières semaines si vous observez l’un des signes suivants :

  • L’arrière de la tête de votre bébé semble s’aplatir de manière symétrique, sans amélioration malgré vos efforts de prévention (variation des positions d’éveil, portage, stimulation).
  • Votre bébé passe beaucoup de temps dans une même position, notamment dans des dispositifs contraignants (transats, sièges-auto, cocons), et ne semble pas tourner spontanément la tête.
  • La tête de votre bébé semble s’élargir visiblement ou que le sommet paraît bombé.

Votre premier interlocuteur peut être votre médecin généraliste, votre pédiatre ou une sage-femme formée au suivi du développement de l’enfant. Ces professionnels peuvent confirmer le diagnostic et proposer une prise en charge adaptée.

Une orientation rapide vers un kinésithérapeute si nécessaire

Parfois, une limitation des mouvements du cou (un torticolis) peut être en cause, notamment si le bébé a du mal à tourner la tête d’un côté. Il s’agit d’un facteur qui peut aggraver la brachycéphalie.

C’est pourquoi, comme le souligne la fiche mémo de la HAS, en cas de suspicion de torticolis ou si la déformation évolue malgré les conseils de prévention, une prise en charge par un kinésithérapeute pédiatrique doit être engagée sans délai.

Et si la déformation persiste ?

Lorsque la brachycéphalie est importante ou persiste après 5 ou 6 mois malgré toutes les mesures mises en œuvre, un avis spécialisé est indiqué. Votre médecin pourra vous orienter vers un centre de référence ou de compétence en malformations crânio-faciales, comme ceux du réseau CRANIOST.

Ces centres spécialisés peuvent proposer un bilan approfondi, notamment pour écarter une pathologie plus rare comme une craniosynostose, et évaluer si un traitement par orthèse crânienne (casque) peut être envisagé.

Il est important de noter que le casque n’est pas un traitement systématique. Selon les recommandations de la HAS, ce traitement ne peut être proposé qu’en deuxième intention, c’est-à-dire uniquement après l’échec des mesures de repositionnement et de kinésithérapie, et en cas de déformation modérée à sévère persistante. Il est réservé à certains cas particuliers, en raison notamment de son coût et des contraintes pour l’enfant.

La prise en charge la plus efficace est toujours précoce

Plus la prise en charge est précoce, plus la correction de la déformation est efficace. Les premiers mois de vie sont une période clé car le crâne du bébé est encore très malléable, ce qui permet de corriger sa forme sans avoir recours à des traitements plus lourds.

N’hésitez pas à poser des questions à votre professionnel de santé, à montrer des photos si vous constatez un aplatissement, et à vous faire accompagner. Le but n’est pas d’inquiéter inutilement, mais d’agir tôt quand c’est nécessaire.

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Pour la prise en charge des déformations crâniennes positionnelles, nos équipes Ottobock Care travaillent en lien étroit avec les professionnels de santé et les familles. L’écoute, le respect et la confiance guident chaque étape afin de proposer une solution d’appareillage adaptée à chaque enfant et d’accompagner l’évolution de la forme de son crâne.