La brachycéphalie est une déformation symétrique du crâne, à différencier de la plagiocéphalie, qui est asymétrique. Elle se manifeste par un aplatissement centré de l’arrière du crâne, accompagné d’un raccourcissement d’avant en arrière et d’un élargissement latéral, donnant à la tête un aspect plus large que long.
Des causes variées : congénitales et postnatales
La brachycéphalie positionnelle résulte le plus souvent de pressions prolongées sur l’arrière du crâne (occiput), généralement dues à une immobilité excessive dans une même position.
Un mot essentiel pour les parents : le couchage sur le dos sauve des vies
Important : depuis 1994, il est fortement recommandé de coucher tous les bébés sur le dos pour dormir. Selon la fiche mémo de la HAS, le couchage à plat sur le dos strict pour le sommeil est recommandé pour prévenir la Mort Inattendue du Nourrisson (MIN). Cette recommandation a conduit à une forte diminution des décès attribués à la MIN.
La brachycéphalie n’est pas causée par cette position de sommeil, mais par l’absence de variation de position en dehors des phases de sommeil, notamment pendant les périodes d’éveil.
Causes avant ou au moment de la naissance
Certaines caractéristiques propres au bébé ou à la grossesse peuvent favoriser une brachycéphalie dès la naissance. Selon le rapport d’élaboration de la HAS, ces facteurs sont les suivants :
- Un poids élevé à la naissance (macrosomie).
- Des tensions musculaires faibles (hypotonie).
- Des malformations cardiaques (cardiopathies congénitales).
- Des fractures à la naissance (clavicule ou jambe).
- Un allaitement prolongé.
Ces facteurs peuvent limiter la mobilité spontanée du nourrisson et accroître le risque de pression constante sur l’arrière du crâne.
Causes après la naissance : environnement et habitudes
De nombreuses causes sont liées aux pratiques du quotidien, en particulier lors de la période d’éveil. La Fiche Mémo de la HAS mentionne les points suivants :
- Utilisation prolongée de dispositifs contraignants : transats, sièges-auto, cocons, balancelles ou réducteurs de lit limitent la liberté de mouvement de la tête. Cela favorise un appui constant sur la partie postérieure du crâne.
- Manque de temps passé sur le ventre : si le bébé reste toujours sur le dos, y compris durant ses phases d’éveil, il ne développe pas sa musculature et reste dans des positions passives.
- Manque de stimulations visuelles ou sonores variées : si les jouets ou les sources de voix sont toujours placés au même endroit, le bébé tournera systématiquement la tête du même côté.
- Grossesses multiples ou espace utérin limité : cela peut restreindre les mouvements du bébé in utero, entraînant une sensibilité accrue à la pression postérieure.
Ne pas confondre cause et précaution
Il est primordial de rassurer les parents : la position sur le dos pour dormir ne doit surtout pas être modifiée. C’est l’immobilité pendant les périodes d’éveil qui est en cause.
La HAS rappelle que l’enjeu est de favoriser la motricité libre et la variation de position quand l’enfant est réveillé, sans jamais remettre en question les règles de couchage sécuritaire.
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