La brachycéphalie est une déformation bénigne, souvent impressionnante pour les parents mais rarement grave. Il s’agit d’une forme particulière de déformation crânienne positionnelle (DCP), qui entraîne avant tout des conséquences esthétiques. La littérature met aussi en lumière certains impacts potentiels sur le développement global de l’enfant, bien qu’ils soient à nuancer selon les cas.
Selon la fiche Mémo de la HAS (Haute Autorité de Santé), la brachycéphalie se distingue de la plagiocéphalie asymétrique par une déformation plus symétrique, centrée à l’arrière du crâne. Cela signifie que le crâne est plus court de l’avant vers l’arrière (appelé « antéro-postérieur »), plus large sur les côtés, et que le front peut sembler bombé.
Conséquences esthétiques : une source d’inquiétude pour les familles
Les parents d’enfants atteints de brachycéphalie sont fréquemment préoccupés par l’aspect visuel du crâne de leur enfant.
La majorité des parents remarquent la forme inhabituelle du crâne et s’en préoccupent : 85 % d’entre eux se disent inquiets, selon le rapport d’élaboration de la HAS. Heureusement, ce chiffre tombe à 13 % après quelques années, car la majorité des formes s’améliorent après quelques années de suivi.
La majorité des brachycéphalies s’améliorent spontanément avec le temps : 61 % des formes crâniennes redeviennent normales, et seulement 4 % restent sévères à l’âge de 3-4 ans.
Cette amélioration progressive, plus favorable que dans les cas de plagiocéphalie, limite généralement les séquelles visibles à long terme. Toutefois, selon le Dr Mottolese, neurochirurgien cité dans le rapport d’élaboration de la HAS, certaines déformations persistantes peuvent rester visibles à l’adolescence ou à l’âge adulte.
Important : continuer à coucher bébé sur le dos !
Dans tous les cas, la position de couchage sur le dos, recommandée pour prévenir la mort inattendue du nourrisson, doit être maintenue, tout en favorisant une diversité de postures pendant les temps d’éveil afin de limiter les appuis prolongés sur l’arrière du crâne.
Impact potentiel sur le développement
Concernant les aspects développementaux, la brachycéphalie est moins associée à des troubles moteurs du cou que la plagiocéphalie, mais elle n’est pas pour autant exempte de vigilance.
Selon le rapport de la HAS, 41 % des enfants présentant une déformation positionnelle comme la brachycéphalie présentent un retard temporaire dans le développement moteur ou du langage. Ce chiffre baisse à 11 % après quelques années. La majorité des enfants rattrapent leur développement naturellement.
Il est également précisé que les retards observés pourraient être davantage liés à un ensemble de facteurs tels qu’un faible tonus musculaire, un faible niveau d’activité, ou le sexe masculin, plutôt qu’à la déformation elle-même.
Comparaison avec la plagiocéphalie : une sévérité souvent moindre
Selon la fiche Mémo de la HAS, la plagiocéphalie fronto-occipitale est généralement plus à risque de provoquer des troubles fonctionnels (asymétries du visage, posture). La brachycéphalie, elle, est souvent plus symétrique et s’améliore plus naturellement avec le temps.
Le rapport d’élaboration de la HAS précise que les asymétries frontales et faciales observées dans la plagiocéphalie se rencontrent peu dans les brachycéphalies, ce qui limite les complications esthétiques ou posturales à long terme.
Un suivi reste nécessaire
Enfin, la HAS, dans sa Fiche Mémo, insiste sur la nécessité d’un suivi attentif des enfants atteints de déformations positionnelles, y compris en cas de brachycéphalie. Cela permet d’exclure une craniosynostose et de vérifier l’évolution du développement.
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