Face à une asymétrie du crâne de votre bébé, il est parfois difficile de savoir s’il faut s’inquiéter, attendre, ou consulter un professionnel. Voici les repères officiels pour savoir quand agir et vers qui se tourner.

Une surveillance dès la naissance, jusqu’à l’âge d’un an

D’après la Fiche Mémo de la HAS (Haute Autorité de Santé), les professionnels de santé doivent examiner la forme du crâne, la posture et la mobilité du cou dès la maternité, et à chaque visite de suivi jusqu’à l’âge d’un an. Ce dépistage précoce permet d’agir à temps pour corriger une éventuelle déformation.

Si vous constatez vous-même un aplatissement d’un côté du crâne, un front plus bombé d’un côté, ou une oreille avancée, signes typiques de la plagiocéphalie, parlez-en sans attendre à un professionnel de santé.

Qui consulter en première intention ?

En première intention, et pour la plupart des déformations légères à modérées, votre premier interlocuteur est le médecin généraliste ou pédiatre. Il peut :

  • Évaluer la gravité de la déformation,
  • Vous proposer des conseils de repositionnement,
  • Vous orienter si besoin vers un spécialiste ou un kinésithérapeute.

Le Rapport d’élaboration de la HAS recommande également de consulter un kinésithérapeute pédiatrique en cas de :

  • Suspicion de torticolis musculaire ou de mobilité réduite du cou,
  • Échec des mesures de prévention malgré leur mise en œuvre,
  • Position préférentielle persistante.

Selon la Fiche Mémo de la HAS, la kinésithérapie est l’intervention de choix pour les nourrissons présentant une déformation associée à un défaut de mobilité cervicale. Elle doit être prescrite systématiquement en cas de torticolis et de défaut de mobilité du cou.

Faut-il consulter un centre spécialisé ?

Si la déformation est marquée, persistante ou évolutive, le pédiatre peut vous orienter vers un centre de référence, comme ceux du réseau CRANIOST, spécialisés dans les malformations cranio-faciales.

Cela peut être envisagé :

  • Dès les premiers mois si la plagiocéphalie est sévère ou évolutive.
  • Si un doute subsiste entre une plagiocéphalie positionnelle et une craniosynostose (fermeture prématurée d’une suture crânienne).
  • Pour évaluer la nécessité éventuelle d’un traitement orthétique (casque).

Le casque orthétique : dans quels cas ?

La Fiche Mémo de la HAS précise que le recours à une orthèse crânienne (casque) est rare et n’intervient qu’en dernier recours. C’est une option qui peut être envisagée :

  • Après échec des mesures de repositionnement.
  • En cas de plagiocéphalie sévère persistante.
  • Et toujours sur indication d’un spécialiste.

Le Rapport d’élaboration de la HAS précise que l’orthèse n’est pas recommandée en première intention, et qu’elle doit être prescrite dans un cadre rigoureux, avec un suivi spécialisé régulier, notamment en raison de son coût, de son inconfort possible et de son efficacité variable.

En résumé

Symptômes observésQue faire ?
Aplatissement crânien légerSurveiller, appliquer les conseils de prévention
Tête toujours tournée du même côtéConsulter le pédiatre ou un kiné pour vérifier un torticolis
Déformation persistante malgré préventionOrientation vers un spécialiste ou un centre CRANIOST
Doute sur la cause de la déformationDemander un avis pour écarter une craniosynostose
Cas sévère avec échec des mesuresÉvaluation spécialisée pour une éventuelle orthèse crânienne

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Pour la prise en charge des déformations crâniennes positionnelles, nos équipes Ottobock Care travaillent en lien étroit avec les professionnels de santé et les familles. L’écoute, le respect et la confiance guident chaque étape afin de proposer une solution d’appareillage adaptée à chaque enfant et d’accompagner l’évolution de la forme de son crâne.