La plagiocéphalie positionnelle (PP), également appelée plagiocéphalie posturale, résulte le plus souvent de pressions mécaniques exercées sur le crâne du nourrisson, particulièrement pendant les premiers mois de vie. Ces pressions peuvent être prénatales ou postnatales.

Causes prénatales : des facteurs présents avant la naissance

Certaines contraintes qui surviennent pendant la grossesse peuvent influencer la forme du crâne de votre bébé dès le début. Selon le rapport d’élaboration de la HAS, ces facteurs incluent par exemple :

  • La position du bébé dans l’utérus : si le bébé est en siège, ou si sa tête est appuyée trop tôt contre l’os du bassin de la maman (le promontoire sacré).
  • La forme de l’utérus : parfois, des masses non cancéreuses dans l’utérus, appelées myomes (ou fibromes), peuvent exercer une pression sur la tête du bébé.
  • Les grossesses multiples : en cas de jumeaux ou plus, l’espace est plus limité. Les grossesses gémellaires sont fréquemment associées à des asymétries crâniennes à la naissance, l’un des jumeaux étant souvent plus affecté que l’autre.

Ces situations peuvent entraîner des pressions prolongées sur la tête du fœtus.

Causes postnatales

Après la naissance, les causes les plus fréquentes sont :

  • La position couchée sur le dos, qui reste recommandée et indispensable pour prévenir la mort inattendue du nourrisson, mais qui peut induire une pression prolongée sur l’occiput si l’enfant ne varie pas suffisamment ses appuis.
  • Une préférence positionnelle de la tête, souvent liée à un torticolis postural ou congénital, qui amène l’enfant à toujours poser la tête du même côté.
  • L’utilisation de dispositifs contraignants, tels que des cale-bébés, cocons, transats, balancelles ou coussins à mémoire de forme, qui limitent la mobilité spontanée du nourrisson.
  • Une mobilité spontanée réduite : certains bébés bougent moins de manière spontanée, ce qui peut les rendre plus vulnérables aux déformations. Cela concerne les nourrissons ayant un tonus musculaire faible (hypotonie) ou une activité motrice limitée. C’est aussi plus souvent observé chez les garçons (environ 3 bébés sur 4).
  • Des facteurs liés au développement ou à la santé : la prématurité, des troubles neurodéveloppementaux, ou des déficits sensoriels (problèmes de vision ou d’ouïe) peuvent augmenter la probabilité que le bébé garde une posture de tête déséquilibrée.
  • Un torticolis, qu’il soit postural (lié à une préférence positionnelle) ou musculaire congénital (lié à une fibrose du muscle sterno-cléido-mastoïdien). Il constitue une cause fréquente de plagiocéphalie unilatérale, car il oriente systématiquement la tête du nourrisson du même côté, induisant un aplatissement asymétrique du crâne.
  • Enfin, certaines situations obstétricales à risque doivent également être prises en compte : accouchements instrumentaux, position en siège, ou alitement prolongé de la mère pendant la grossesse.

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