Les déformations positionnelles du crâne (DCP), comme la plagiocéphalie ou la brachycéphalie, peuvent être impressionnantes visuellement pour les parents.
Mais il est important de savoir que dans la très grande majorité des cas, elles sont bénignes et n’affectent pas le développement intellectuel, la vision ou l’équilibre de l’enfant.
En effet, selon la Haute Autorité de Santé (HAS), les données scientifiques disponibles ne permettent pas de conclure à un lien de cause à effet entre les DCP et un retard du développement moteur, cognitif ou sensoriel.
Pourquoi consulter, même si la déformation semble légère ?
Beaucoup de parents hésitent à consulter si leur bébé ne montre pas de signes de gêne ou de retard. Pourtant, plus la prise en charge est précoce, plus les chances de correction naturelle sont élevées. En effet, le crâne d’un nourrisson est très malléable dans les premiers mois, et les gestes simples de repositionnement ou de kinésithérapie peuvent suffire à corriger la forme de la tête.
C’est pourquoi la HAS recommande une surveillance dès la naissance, et la consultation d’un professionnel (pédiatre, médecin généraliste, kinésithérapeute pédiatrique) dès les premiers signes d’asymétrie.
Même si les conséquences fonctionnelles (comme un décalage de la mâchoire ou des tensions dans le cou) sont rares, ne pas intervenir peut laisser persister une asymétrie qui aurait pu être évitée. Cela peut aussi générer de l’inquiétude inutile chez les parents.
Des conséquences esthétiques parfois durables
Même si la majorité des bébés voient leur tête s’arrondir avec la croissance, l’asymétrie peut persister chez certains enfants jusqu’à l’âge adulte, en particulier si la déformation est sévère et n’a pas été corrigée tôt.
Une étude citée par la HAS montre que 13 % des enfants présentaient encore une asymétrie importante à long terme, malgré une bonne évolution chez la plupart.
Cela peut avoir un impact psychologique à l’adolescence ou à l’âge adulte, surtout si la personne est sensible à l’image corporelle. La HAS note toutefois que les brachycéphalies ont tendance à mieux s’améliorer avec le temps que les plagiocéphalies.
Des conséquences pour les déformations très marquées…
Toutefois, dans les situations où les déformations positionnelles sont particulièrement prononcées et ne sont pas prises en charge, certaines conséquences peuvent apparaître.
Il peut y avoir, dans certains cas plus sévères de plagiocéphalie fronto‑occipitale (aplatissement asymétrique de l’arrière et de l’avant du crâne), des conséquences dites mécaniques ou posturales. Par exemple :
- Un décalage de la mâchoire (appelé « latéromandibulie »), où la mâchoire inférieure semble légèrement décalée d’un côté.
- Des rétractions musculaires dans le cou ou le dos, qui peuvent conduire à des troubles posturaux si elles ne sont pas prises en charge.
Ce sont les seuls effets mécaniques que la HAS indique avoir parfois observés dans les formes les plus importantes de plagiocéphalie.
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