Les déformations crâniennes positionnelles (DCP) sont généralement causées par une limitation de la mobilité naturelle du bébé. Autrement dit, lorsqu’un nourrisson reste trop longtemps dans une même position ou que sa tête repose systématiquement sur le même côté, cela peut entraîner un aplatissement du crâne.
La Haute Autorité de Santé (HAS) insiste sur un point clé : le principal facteur de risque des déformations crâniennes est que votre bébé ne puisse pas bouger librement et spontanément.
Cela arrive si sa propre mobilité est limitée, ou si des objets autour de lui l’empêchent de bouger comme il veut.
Voici les principaux facteurs qui peuvent favoriser l’apparition de ces déformations :
Pendant la grossesse et l’accouchement
Certains bébés bougent peu avant même la naissance, notamment en cas de manque de liquide amniotique (oligoamnios), de grossesse multiple ou de présentation du bébé en siège. Ces positions fœtales peuvent créer une pression prolongée sur une zone du crâne de l’enfant.
De plus, un accouchement par forceps ou ventouse, ou un alitement prolongé de la mère pendant la grossesse peuvent limiter les mouvements du bébé et favoriser les déformations crâniennes.
Ces facteurs périnataux sont bien identifiés par la HAS comme des situations à risque.
Facteurs liés au bébé
Certains bébés sont naturellement moins mobiles : c’est le cas des prématurés, ou de ceux qui ont des difficultés dans leur développement (troubles du neurodéveloppement), des problèmes de vue ou d’ouïe, ou quo ont un tonus musculaire faible (on parle alors d’hypotonie).
La HAS précise également que la présence d’un torticolis (inclinaison permanente de la tête avec rotation opposée) ou d’un côté préférentiel (bébé qui tourne toujours la tête du même côté) est un facteur de risque important.
Facteurs environnementaux
L’environnement dans lequel le bébé évolue a un rôle crucial.
Les facteurs environnementaux suivants peuvent accentuer les risques de déformations crâniennes positionnelles. Par exemple :
- Un manque d’interactions ou de stimulation sensorielle variée. Il est important que votre bébé soit bien stimulé par son environnement et puisse interagir avec différents éléments. Par exemple, évitez de le laisser toujours face au même jouet suspendu (comme un mobile), car cela limite ses mouvements de tête.
- Une immobilisation prolongée dans des dispositifs contraignants, qui restreignent les mouvements de la tête et empêchent le bébé de varier ses appuis, comme :
- des sièges-coques utilisés hors voiture,
- des transats, hamacs, balancelles,
- des coussins anti-tête plate,
- des réducteurs de lit ou des matelas à mémoire de forme.
Un rappel essentiel
Même si ces déformations sont favorisées par une position prolongée sur le dos, il est impératif de continuer à coucher les bébés sur le dos pour dormir, afin de prévenir la mort inattendue du nourrisson (MIN).
La HAS insiste sur le fait que ces deux types de prévention ne sont pas incompatibles : il faut maintenir la position sur le dos pour le sommeil, tout en veillant à varier les positions durant les phases d’éveil.
18 agences spécialisées pour accompagner votre enfant
Pour la prise en charge des déformations crâniennes positionnelles, nos équipes Ottobock Care travaillent en lien étroit avec les professionnels de santé et les familles. L’écoute, le respect et la confiance guident chaque étape afin de proposer une solution d’appareillage adaptée à chaque enfant et d’accompagner l’évolution de la forme de son crâne.

